Zone d'emploi d'Arras
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Découpage territorial
- 354 communes
- 5 EPCI :
- CU d’Arras
- CC Osartis Marquion (sur 3 ZE)
- CC Sud Artois
- CC des Campagnes de l’Artois
- CC du Ternois (située essentiellement sur la Zone d'Emploi de Berck)
Les particularités du territoire
Un seul chiffre pour apprécier la vitalité du marché de l’emploi à Arras, ce serait incontestablement celui-ci : 5,9 %. = un taux de chômage qui se situe nettement en dessous de la moyenne régionale (9%) et nationale (7,4%).
Dans le Grand Arras, un quasi plein emploi qui se reflète dans l’abondance d’offres sur le marché : 132,5 emplois disponibles pour 100 résidents actifs.
La CU d’ARRAS, dans le réseau des 16 territoires démonstrateurs REV3 des HDF :
- Territoire exemplaire de la transition écologique le Grand Arras est le 1er signataire en France d’une CTE avec l’Etat
- 100 projets engagés pour placer le Grand Arras en T.E.T.E. (Territoire Exemplaire de la TE Mobilité électrique)
- Réseau de chaleur : 22 kms et 77 abonnés (dont CH d’Arras)
- Eurametha (Tecnocentre régional de la Méthanisation) : Biogaz, R&D, Formations …
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Les chiffres clés du territoire
Les mobilités
L’Accessibilité à pied ou vélo :
- Source : « Territoire au futur (SHIFT PROJECT /ADEME)
- Sur la CU 75 % (68.5%) peut accéder à pied ou à vélo à un collège/lycée et 44 % à 1 gare (47%) = scores comparables aux moyennes régionales
Répartition des déplacements domicile - travail
- Source : INSEE, Recensement 2021- Déplacements domicile-travail
- 78% des salariés de la ZE travaillent dans une autre commune que celle de leur lieu de résidence (75%).
Le versement contribution mobilité > Arras
- Source : Recensement, déplacement domicile/travail, Urssaf
- 1.25% > pour 15% d’utilisation de transports en commun
Le Logement et sa dynamique
Total logements : 87 592 > + 0.84% sur 1 an
- Maisons : 63 999 > + 0.36% sur 1 an
- Logements vacants : 6 621 -7.6% (7.7%) > en ↗ /2015
Résidences principales :
- 79 783 (91%) - VA ↗ 4,5% /2015
- Logements sociaux : 15,5 % (19.2%) > en ↗ 2,7% /2015
Ancienneté d'emménagement:
- Les ménages « depuis - de 2 ans » + « entre 2 à 4 ans » : Total : 11,4% + 18,6% = 30 % (31.4% HdF)
Source : INSEE RP 2021 (géographie au 01/01/24)
Les autorisations de permis de construire - 2024/2021
- - 60 % > 1187 ↔ 467
Source : Baromètre Medef/Kyu 2025
Les dynamiques économiques et du marché du travail
Les Principaux secteurs
(% de salariés dans la ZE)Emplois Recrutements Services publics
Industrie
Commerce
Services aux entreprises
Construction
38% (35%)
19% (18%)
10% (13%)
10% (10%)
6% (6%)
34%
20%
10%
10%
11%
Emplois : répartition des emplois
Recrutement : part dans les prévisions de recrutement
Sources : Insee et France Travail (BMO)L’évolutions des emplois
Total Salariés Non salariés 89 972
+ 2.47% sur 1 an92%
+0% sur 5 ans8%
+0% sur 5 ansEt l’évolution sur 1 an : Entreprises : -2.78% / établissements : -4.47%
Source INSEE Baromètre Medef/Kyu 2025
Les concentrations d’emploi selon les communes
Une grande diversité de concentration d’emplois sur le territoire, mais l’EST d’Arras en majeur :
Géographie Infrastructures
Education / Formation
La population non scolarisée de 15 ans ou + :
Source INSEE RP 2021 (géographie/publié au 01/01/24)
- Aucun diplôme ou CEP : 18,8% (24.1% HdF)
- Bac, BP ou équivalent : 18,9% (17.6% HdF)
- Diplôme BAC + 3-4, et 5+ : 18% (16% HdF)
L’offre du territoire
- 43 OF –124 certifications
- Voie professionnelle : 3 835 apprenants – Taux d’insertion à 6 mois : 48%
La démographie scolaire
2020 2023 Collégiens 9 702 9 483 (-2,2%) Lycéens 4 847 4 926 (+1,6%) Etudiants 9 006 -10 % sur 1 an Source DEPP 2023– Baromètre Medef/kyu 2025
La dynamique démographique
Dont celle des actifsEffectif de la population
- 181 722, -+0,07% sur un an
Niveau de vie médian
Source INSEE – Filosofi – Baromètre Kyu Medef 2025
- 22 800€ vs 21 420 € (HDF)
Statistiques principales
- 128.5habitants/km2 (188)
- Taux de pauvreté : 13,7% (17.2%)
- Part des ménages imposés :52% (47.7%)
- Part des ménages propriétaires (RP) : 63,5 % (57.4%) = meilleurs scores / aux HdF sauf pour les propriétaires !
- Estimation des départs à la retraite sur 10 ans : 8 625 / 50 584 salariés > -8,4% sur 1 an
Source : INSEE – RP 2021
Dynamique de l’emploi
- Evolution du taux de chômage localisé : 6% au T3 2024 -> +2 % / T3 2023
- Les salariés (2024) : 50 584 > +2,84% sur 1 an
- Le taux d’activité des 15-64 ans : 74,2 % (72.2%)
- Taux de chômage des 15-24 ans : 24,8 % (30%)
- Taux de chômage des 55-64 ans : 9 % (12%)
Sources : INSEE - Observatoire des territoires – ANACT 2024
Les potentiels d’attractivité
La synthèse qualitative des interviews EDEC 2024 :
Les recommandations pour soutenir l’attractivité du territoire ont permis d’identifier des moyens où les actions collectives et les partenariatssont largement cités (tant au niveau régional que local) :
- Des mutualisations de moyens et de nouvelles solidarités collectives à inventer,
- Un Pacte de Territoire (dans l’esprit du PACTE SAT de la ZE de Maubeuge) pour le valoriser « jusqu’ au-delà des HdF ».
- Des actions collectives inter-filières/branches centrées sur les nouveaux métiers du numérique,
- Une « Task-force » territoriale tournée essentiellement vers la rapidité des SOLUTIONS,
- Une plateforme de partage des Bonnes Pratiques et des retours d’expériences (Tournée vers les économies d’énergie, la décarbonation, les solutions de sobriétés énergétiques, des ressources…
Le cadre de vie
La culture, les loisirs, le tourismeSource INSEE : base des équipements selon RP
Baromètre Medef/Kyu 2025Zone d'emploi HdF France Raccordement à la fibre 95 % 95% 89 % Offre de santé * 30 28 32 Equipement culturel ** 3,30 2,84 3,72 Equipements sportifs ** 32,79 29,43 27,93 Taux d'occupation équipement de tourisme 61 %
56 établissements56 % 56 % * Nombre de médecins pour 10.000 habitants
** Pour 10.000 habitantsLe territoire affiche des scores supérieurs ou comparables aux moyennes HdF. Nous retiendrons surtout l’offre de santé proche du niveau national et qui dépasse celui des HdF.
Idem pour les équipements culturels et sportifs.
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ADAPTER LE TERRITOIRE À LA DÉRIVE CLIMATIQUE
Les OBJECTIFS NATIONAUX 2030 réclament une transformation des territoires :
- Baisser de 4.7%/an les émissions de GES d’ici 2030
- Diviser par 2 le rythme d’artificialisation des sols (2021>2030/ 2011>2020)
LES CHIFFRES de la CA de la baie de Somme (HdF)
- + 330 hectares entre 2011 et 2020 = 1.1% (0.5%) de son territoire en 10 ans
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712 796 tCO2ep (1.4% des HdF)
Les RISQUES CLIMATIQUES sur la CA de la baie de Somme :
- Risques climatiques : Retrait-gonflement des argiles, Inondations, Vagues de chaleur, Sécheresses
- Pour documenter ces risques : La plateforme Climatdiag de Météo-France : https://www.georisques.gouv.fr/
Sources : Territoires au Futur – Projet Shift Project (2024)
SYNTHESE des DONNEES pour guider les ACTIONS DE TRANSITIONS de la CA de baie de Somme + HDF
Logement et Habitat >Rénovation énergétique et chauffage fossile
- 22% (26.6%) de « passoires énergétiques » sur le territoire
- 78,3% (82.7%) des logements du territoire à rénover d’ici 2050
- 59,4% (51.3%) des logements sont chauffés au gaz + 7,1% (9.1%) au fioul
Priorités d'action :
- Accélérer la rénovation énergétique des logements
- Sortir du chauffage gaz et fioul
- Soutenir la rénovation des logements des ménages les plus vulnérables.
Mobilité quotidienne> Dépendance à l’automobile
- 75 (68.5%) peut accéder à pied ou vélo à un collège/lycée et 44% à 1 gare (47%).
- 2,1 % (1.6%) du parc automobile local électrifié
- 12,8% (13.9%) des ménages sont en précarité énergétique due au coût des carburants.
Priorités d'action
- Faciliter l’accès sans voiture aux services publics
- Développer l’accès aux véhicules électriques, surtout en zone rurale
- Développer les alternatives à la voiture individuelle (+ favorables aux plus modestes
Economie et Emploi > Résilience des activités locales
- 14.4% (16.3%) des emplois sont dans des « secteurs à risque » sur le territoire.
- 78 % (79.8%) des actifs utilisent principalement leur voiture pour leur trajet domicile-travail, pour un trajet médian de 4.6 kms (12 kms en HdF)
- 18% des habitants (24%) dépendent de leur voiture pour les courses alimentaires.
Priorités d'action
- Accompagner la transformation des entreprises et des emplois
- Réduire la dépendance à l’automobile pour les trajets professionnels
- Faciliter l’accès sans voiture aux commerces alimentaire
Agriculture et alimentation >Sécurité alimentaire et productions locales
- 35,8% (63%) de la consommation alimentaire de la CA pourrait être fournie localement, Et 72,5% (100%) en diversifiant sa production agricole.
- La production locale de fruits et légumes représente 100% des besoins théoriques
- Elle compte 292 exploitants dont 36% ont «55 ans et + » (35% en HdF)
Priorités d'action
- Renforcer la sécurité alimentaire (production locale)
- Assurer un approvisionnement de proximité en fruits et légumes
- Développer l’emploi agricole, + le renouvellement générationnel
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Les créations d'emplois potentiels pour assurer ces priorités d'action énergétique, de mobilités et de transitions alimentaires
La rénovation énergétique
- 87 792 logements (dont 21.9 % identifiés en passoires thermiques) sur la zone d’emploi d’ARRAS (sur un total de 2 526 534 en HdF)
- 200 000 logements du parc social régional à rénover d’ici 2033 (sur 600 000) et 490 000 à l’horizon 2050 (soit 40% d’entre eux)
- Les potentiels à rénover d’ici 2033 sur la ZE d’ARRAS :
- 40% des 12 370 logements sociaux de la ZE d’ARRAS sur cette projection régionale = 5000 logements
- 21.9 % des logements de la ZE étiquetés « passoires énergétiques/thermiques » = 19 300 logements
- Et (source DARES), la rénovation énergétique qui représenterait un besoin de créations d’emplois nets France de 200 000 à l’horizon 2030
- Soit, en extrapolant : 12 000 logements, en hypothèse médiane à rénover sur la ZE / à un total national de 4 200 000 logements à rénover > cible SNBC 2030 = 0.28 % x 200 000 = 570 emplois de 2025 à 2030 > 95 emplois / an.
La transformation des modes de transport et le basculement vers des mobilités décarbonées
Le renouvellement générationnel et le développement des circuits cours et l'emploi agricole local
- En HDF : 25 340 exploitations pour 52 400 personnes = 2 personnes/exploitation et 3 600 /ces 25 340 exploitations sont en « circuits courts » = 14% d’entre elles
- Sur la ZE d’ARRAS : 1 335 exploitations (source observatoire des territoires – ANACT 2024) > 480 départs en retraite jusqu’en 2035 (36% des 55+)
Hypothèse « fermes collectives » : 25% de ces 480 départs > 120 x 5 emplois théoriques (* ANNEXES) = 600 créations d’emplois théoriques (2025 > 2025)
Les créations d'emploi potentiell pour assurer les priorités d'action économiques, sociales et de territoire
Secteur d’activité
Ouvriers
Employés
Agents de maîtrise
Cadres
Total
Industrie
4000
1000
1500
1300
7800
Services
2500
10500
1100
2000
16100
dont Tertiaire supérieur
200
1200
600
2000
4000
Numérique
50
300
250
1400
2000
Agriculture
1200
300
60
40
1600
La zone d’emploi d’Arras devrait enregistrer environ 40 500 recrutements entre 2025 et 2030, marquant un marché du travail dynamique mais confronté à d’importants défis de renouvellement des effectifs. L’industrie reste un secteur clé avec 7 800 recrutements, principalement d’ouvriers qualifiés, agents de maîtrise et cadres techniques, reflet du poids de l’agroalimentaire et de la métallurgie. Les services dominent, concentrant plus de 16 000 recrutements, surtout chez les employés (soins, social, éducation, commerce), mais aussi chez les cadres et agents de maîtrise, en lien avec le vieillissement de la population et la montée des besoins sociaux.
Le tertiaire supérieur et le numérique affichent une progression, portés par l’enseignement supérieur, la recherche et la digitalisation croissante, avec une majorité de cadres recherchés (ingénieurs, développeurs, chefs de projet). L’agriculture, avec 1 600 recrutements, reste significative localement, surtout pour des ouvriers agricoles.
Globalement, la majorité des recrutements concerne des employés et ouvriers, mais la part des cadres augmente, notamment dans les services, le numérique et l’industrie. Les principaux enjeux porteront sur l’attractivité des métiers en tension, la formation et l’adaptation des compétences pour accompagner la transformation du tissu économique local.
Les besoins de compétences/métiers et Formations pour anticiper ces priorités
Secteur d’activité
Ouvriers
Employés
Agents de maîtrise
Cadres
Industrie
Conducteurs de ligne, opérateurs de production, mécaniciens Magasiniers, techniciens de laboratoire Chefs d’équipe, superviseurs de production Ingénieurs de production, ingénieurs méthodes, responsables qualité Services
Agents de propreté, aides-soignants, agents logistiques Aides-soignants, secrétaires médicales, assistants administratifs, vendeurs Responsables de service, chefs d’équipe (santé, social) Cadres de santé, directeurs d’établissement, cadres administratifs, enseignants Tertiaire supérieur
- Assistants de gestion Techniciens de laboratoire, assistants RH Enseignants-chercheurs, consultants, ingénieurs R&D, managers de projet Numérique
- Techniciens support, assistants informatiques, Techniciens réseaux Chefs de projet junior Développeurs, ingénieurs logiciels, experts cybersécurité, chefs de projet IT Agriculture
Ouvriers agricoles, conducteurs d’engins Assistants de gestion agricole Chefs de culture Ingénieurs agronomes, exploitants agricoles L’analyse des principaux métiers recherchés à Arras pour 2025-2030 révèle des besoins marqués dans les secteurs du soin, de l’action sociale, de l’industrie et du tertiaire supérieur. Les métiers d’aides-soignants, infirmiers, aides à domicile et agents d’entretien arrivent en tête, reflétant le vieillissement de la population et la forte présence des services à la personne. Dans l’industrie, les conducteurs de ligne, opérateurs de production, mécaniciens et techniciens de maintenance restent très demandés, soutenus par la vitalité de l’agroalimentaire et de la métallurgie locale. Le secteur du numérique et du tertiaire supérieur recherche principalement des cadres et techniciens spécialisés (développeurs, chefs de projet, ingénieurs R&D), même si ces fonctions restent moins présentes qu’à Lille.
Dans l’agriculture, la demande porte sur les ouvriers agricoles et conducteurs d’engins, secteur qui, bien que moins dominant, conserve un poids supérieur à la moyenne régionale grâce à la tradition locale et à l’agroalimentaire. Enfin, le commerce, la logistique et la construction recrutent massivement des employés, vendeurs, conducteurs et ouvriers qualifiés, avec des tensions persistantes sur certains métiers.
La structure des recrutements met en avant une majorité d’emplois pour les employés et ouvriers, mais la part des cadres progresse, notamment dans les services, le numérique et l’industrie. Les besoins sont principalement liés aux départs en fin de carrière et à l’adaptation aux évolutions technologiques et sociétales, imposant une montée en compétences et une attractivité renforcée des métiers en tension.
Focus par secteur d'activité
Industrie
- Besoins : Formations en conception-recherche, ingénierie, innovation industrielle, maintenance avancée, robotique, et automatisation.
- Constats : Les fonctions de conception-recherche sont deux fois moins présentes à Arras qu’à Lille, ce qui limite la montée en gamme industrielle et l’attractivité pour les profils qualifiés. L’industrie agroalimentaire, pilier local, innove mais manque de formations spécialisées en nutrition-santé, process innovants et qualité.
- Enjeux : Renforcer l’offre de formation supérieure technique et d’ingénierie sur place pour soutenir la transformation industrielle, attirer et retenir les jeunes talents, et accompagner la montée en compétences face à la digitalisation et à l’automatisation.
Services et Tertiaire supérieur
- Besoins : Formations aux métiers du numérique (data, cybersécurité, développement logiciel), services à la personne de niveau supérieur (gestion, coordination), et métiers émergents du conseil, de l’ingénierie et de la recherche.
- Constats : L’offre locale reste limitée pour les formations numériques avancées et les métiers de la tech, alors que la boucle haut débit et le développement économique créent de nouveaux besoins. Les activités de services high-tech et de recherche-développement sont sous-représentées.
- Enjeu : Développer des filières numériques et de recherche pour répondre aux besoins croissants des entreprises et éviter la fuite des jeunes diplômés vers Lille ou Paris. Renforcer la formation continue pour accompagner la mutation des métiers du tertiaire.
Agriculture et Agroalimentaire
- Besoins : Formations en agriculture de précision, agroécologie, gestion de l’innovation, et transformation alimentaire innovante.
- Constats : L’agriculture reste un secteur clé mais peine à attirer et à renouveler ses compétences, notamment sur les technologies agricoles et la valorisation des productions locales.
- Enjeu : Moderniser l’offre de formation agricole et agroalimentaire pour soutenir la compétitivité du secteur, intégrer les enjeux environnementaux et répondre à la demande croissante de produits transformés localement.
Construction et Bâtiment
- Besoins : Formations sur les métiers du bâtiment durable, rénovation énergétique, BIM (modélisation numérique du bâtiment), et nouveaux matériaux.
- Constats : Les entreprises locales peinent à recruter sur les métiers techniques et innovants du bâtiment, faute de formations spécialisées sur le territoire.
- Enjeu : Adapter l’offre de formation pour accompagner la transition écologique, améliorer l’efficacité énergétique du parc immobilier et répondre aux exigences réglementaires.
Synthèse territoriale
- Constats transversaux : Malgré une offre de formation attractive (université d’Artois, pôles d’excellence), certains métiers d’avenir ou en tension ne sont pas couverts localement, poussant les jeunes à se former ailleurs. Le déficit d’attractivité pour les jeunes et la sous-représentation des fonctions à haute valeur ajoutée freinent la dynamique d’innovation.
- Enjeu global : Créer ou renforcer des filières de formation supérieure et continue dans les secteurs stratégiques (industrie, numérique, agroalimentaire, bâtiment durable) pour soutenir la compétitivité, retenir les talents et accompagner la mutation économique du territoire.
Rappel : Les métiers à risque et les besoins de compétences sur la CU d'Arras
- Transports terrestres et transport par conduites avec 3 995 emplois (43.7 % des emplois "à risque")
- Industries alimentaires avec 1 893 emplois (20.7 % des emplois "à risque")
- Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles avec 1 083 emplois (11.8 % des emplois "à risque")
- L’Entreposage et services auxiliaires des transports avec 691 emplois (7.6 % des emplois "à risque")
- Les activités immobilières avec 366 emplois (4 % des emplois "à risque"
- Les activités immobilières avec 366 emplois (4 % des emplois "à risque").
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Les principaux défis de transition
Pour faire progresser les TRANSFORMATIONS du territoire
- Les OBJECTIFS NATIONAUX 2030 de transformation des territoires : + 1,1% d’artificialisation des sols en 10 ans (0.5%) // à 1 objectif de réduction x 2 en 10 ans
- LES RISQUES CLIMATIQUES MAJEURS IDENTIFIES : INONDATIONS ↔VAGUES de CHALEUR / RETRAIT GONFLEMENT des Argiles
- QUESTION : quels sont les PLANS DE PREVENTION de ces RISQUES et qu’en est-il de leur MAJ ?
Les datas pour guider les actions de transition du territoire
LOGEMENTS
- 22 % (27 %) de passoires thermiques
- 28 % (83 %) de logements à rénover/2050
- 59 % (51 %) des logements chauffés au gaz
MOBILITES
- 75% (68 %) accès pied/vélo 1 lycée/collège
- 44% (47 %) peut accéder à pied/vélo à 1 gare.
ECONOMIE & EMPLOI
- 14% (16 %) des emplois/secteurs à risque
- 78% (80 %) utilise la voiture pour les trajets Dom-Travail.
AGRICULTURE & ALIMENTATION
- 39% (62 %) d’autonomie alimentaire locale
- 36% (45 %) des exploitants > en départs à la retraite dans les 10 ans.
Les dynamiques
L'attractivité
Les mobilités
La Démographie - Population : +0,07% sur 1 an
- Niveau de vie médian : 22800 vs 21 420 (HDF)
- Total : + 0.84% sur 1 an
- Lgts vacants : en ↗ /2015
- Lgts sociaux : +2,7% / 2025
- -60 % de PC 2024 vs 2021
- Tx ch. localisé : +1 % sur 1 an
- Nbre salariés : -2,2 % sur 1 an
- Nbre emplois : +2.64 % sur1 an
- Taux ch. seniors : 8,8 % (12)
- +1,6 % collégiens (2023/2020)
- -2,2 % étudiants sur 1 an
- L’offre de santé : 30/10 000h (28)
- Les équipements culturels : 3,3 /10 000h (2.84)
- Les équipements sportifs : 32,79/10 000h (29.43)
Les équipements sportifs ainsi que culturels présentent des scores sensiblement supérieurs aux moyennes régionales.
C’est leur taux de fréquentation et d’utilisation qui devient l’indicateur à piloter
Quant à l’offre de santé elle est au- dessus de moyenne régionale. L’analyse détaillée de cette offre permettra une évaluation + précise des besoins éventuels.
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Utilisent les Transports en commun pour les trajets Domicile – Travail (avec 1,25 % de contribution mobilité) :
- 15% à Arras
- 12% à Achicourt
- 10% à St Laurent Blangy
- ...
Les besoins d'emploi identifiés et potentiels par rapport à l'ensemble des données
LOGEMENTS
PRIORITES d’ACTIONS- Sortir du chauffage gaz et fioul
- Accélérer la rénovation énergétique
470 emplois > 2025-2030, environ 200 /an
MOBILITES
PRIORITES d’ACTIONS- Faciliter encore l’accès sans voiture aux services publics (éducation et transports)
- Développer les alternatives à la voiture individuelle (+ favorables aux plus modestes).
CONTEXTE DE LA ZONE D'EMPLOI
Données QUANTI
La zone d’emploi d’Arras prévoit 40 500 recrutements entre 2025 et 2030, témoignant d’un marché du travail dynamique mais confronté à des défis de renouvellement. L’industrie (7 800 recrutements) reste essentielle, notamment pour les ouvriers et cadres techniques. Les services dominent (16 100 recrutements), portés par les besoins sociaux et le vieillissement de la population. Le tertiaire supérieur et le numérique progressent, recherchant principalement des cadres. L’agriculture reste présente avec 1 600 recrutements, surtout pour des ouvriers. L’enjeu majeur sera d’attirer, former et adapter les compétences face à la transformation économique locale.
Données QUALI
L’analyse des besoins métiers à Arras (2025-2030) confirme une forte demande dans les secteurs du soin, du social, de l’industrie et du tertiaire supérieur. Les aides-soignants, infirmiers et agents d’entretien dominent, reflétant le vieillissement de la population. L’industrie, notamment agroalimentaire et métallurgie, la recherche, les conducteurs de ligne, mécaniciens et techniciens. Le numérique et tertiaire supérieur privilégient cadres et techniciens spécialisés, bien que moins présents qu’à Lille. L’agriculture reste importante localement, avec des ouvriers agricoles et conducteurs d’engins. Le commerce, logistique et construction recrutent massivement employés et ouvriers qualifiés. La majorité des recrutements concerne employés et ouvriers, mais la part des cadres progresse. Les besoins sont liés aux départs en fin de carrière et à l’adaptation aux évolutions technologiques, nécessitant formation et attractivité renforcée. Les enjeux majeurs incluent le renforcement des formations techniques et numériques, la modernisation agricole, et l’adaptation aux transitions écologiques et économiques.
ECONOMIE & EMPLOI
PRIORITES d’ACTIONS- Accompagner la transformation des entreprises et emplois (secteurs à risque).
- Réduire la dépendance à l’automobile pour les trajets professionnels
- Faciliter l’accès sans voiture aux commerces alimentaires.
AGRICULTURE & ALIMENTATION
PRIORITES d’ACTIONS- Renforcer la production locale (F&L). Sans évaluation d’emplois fiable pour la relocalisation de production de Fruits et Légumes (sur la CU d’Arras)
- Assurer le renouvellement générationnel et développer l’emploi agricole (sur la ZE)
600 créations théoriques sur 2025 >2035
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A faire
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Les zones limitrophes à la zone d'emploi d'Abbeville (cliquez sur le nom pour accéder à la fiche)
- Amiens
- Berck
- Béthune
- Lens
- Douai
- Cambrai
- Saint Quentin